Un proviseur viol son élève

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Un proviseur viol son élève

Nous ne cesserons jamais de le dénoncer ! Nous sommes la voix des sans voix. Nous parlerons pour ceux qui vivent loin des médias, à l’ombre de toute pression démocratique et de mains virulentes pour protéger ces enfants innocents. Les dérives atteignent leur comble, et heureusement que nous sommes là pour en parler. Heureusement aussi qu’un certains partenaires dénommé ERIKS Development a choisi de nous financer pour qu’une équipe parte là où personne ne penserait atterrir, et agir autant que possible en faveur de ces milliers d’enfants délaissés qui un jour, feront qu’on le veuille ou pas, le visage du Burkina Faso, et partant de l’Afrique entière.

Le 18 Novembre 2017, nous sommes dans le village de WEROU situé à plus de 80 km de bobo douilasso, une véritable atrocité vient de se produire à l’endroit d’une fillette de 14 ans en classe de 4ième. En effet, il a été porté à la connaissance du Projet de CREDO, par le Réseau de protection des enfants de SATIRI, alors en tournée de sensibilisation dans ce village, un cas de viol perpétré sur une jeune élève par le proviseur de son établissement.  DANS QUEL MONDE VIT-ON ?

Déroulement des faits

Le viol est survenu le 26 Octobre 2017 aux alentours de 14h dans le domicile du Directeur du collège.

D’après le témoignage de la victime, « l’après-midi du 26 Octobre le Directeur a prétexté avoir besoin d’elle pour l’aider dans ses travaux ménagers. Une fois sur place ce dernier a abusé sexuellement d’elle et l’a menacé de ne pas en parler sous peine d’être sanctionner ou renvoyer ».

La victime a subi une blessure profonde et une perte de sang considérable entrainant ainsi son évanouissement. C’est alors qu’elle fut conduite au CSPS le plus proche.  Eu égard à la gravité  de son état, elle fut immédiatement transféré au CMA de Bobo où elle a pu  bénéficier des soins appropriés.

Attitude des acteurs face au problème

– Le Major du CSPS qui fut le premier à examiner la victime a tout de suite remarqué qu’il s’agissait d’un cas de viol et n’a cependant pas dénoncé la situation aux forces de l’ordre. Le médecin chef de Bobo qui a assuré la prise en charge sanitaire de la victime a ordonné au major  de dénoncer le cas à la police car il s’agissait d’un viol ce qui est considéré comme un crime par la loi. Précisons que malgré l’ordre donné par le médecin chef le major ne s’est pas exécuté.

– L’auteur des faits pris de panique s’est rendu chez le chef coutumier pour expliquer la situation et solliciter une gestion amiable du problème. Il s’est ainsi proposé de dédommager la famille de la jeune fille et de prendre en charge ses frais de scolarité. Pris de compassion pour ce dernier, le chef coutumier a ordonné à toute la population de garder le silence sous peine de s’attirer sa colère. Ce n’est qu’un mois plus tard lors d’une campagne de sensibilisation organisée par CREDO dans le village concerné, que le subterfuge a été découvert.

– Face à la décision des leaders villageois et même des parents de la victime de gérer à l’amiable le cas, CREDO a saisi les autorités compétentes de la commune en l’occurrence le Préfet du Département. Ce dernier a convoqué en audience les parents de la victime, le présumé auteur, le président du réseau et un animateur du projet le 29/11/2017. Lors de cet entretien le présumé auteur a reconnu les faits et a demandé la clémence du préfet. Là encore, il s’est  engagé à assurer la prise en charge scolaire de la victime pendant 4 ans.

-Le préfet du Département a par la suite  transmis un rapport de la  rencontre au Haut-commissaire qui a saisi le procureur du Faso auprès du TGI de Bobo Douilasso.

Déroulement de la procédure judiciaire

Le présumé auteur des faits sera mis aux arrêts le 25/01/2018 aux environs de 11h30.

Le procureur a d’abord procédé à l’audition de toutes les parties concernées avant d’entamer le procès.

Le procès a débuté le 9 Février et a pris fin le 2 Mars.

Sentence

Le verdict rendu à l’issue du procès est le suivant : 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis. PENSEZ-VOUS QUE C’EST SUFFISANT?

Nous invitons tous les burkinabés à une véritable indignation, on ne peut pas continuer de vivre et de faire vivre de telles calamités à nos enfants, NON, TROP C’EST TROP !

Contribution du Projet RAPPDE

Cheffe de Projet : Orkia ZAMPOU

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